Ouest France – Atelier Vandale

Rennes. L’atelier Vandale expose ses vélos customisés
Publié le vendredi 20 novembre 2015 à 14:32 par Agnès LE MORVAN.

Jusqu’au 8 janvier, le collectif d’artistes rennais montre ses bicyclettes et mobylettes personnalisées, façon Vandale, mais aussi ses oeuvres de pyrogravure et sérigraphie.
Depuis 2012, l’atelier Vandale, installé à Saint-Jacques-de-La-Lande, customise des vélos. « Mais aussi plus récemment des vieilles Mobylettes des années 1980, avec lesquelles on organise des road trips, en Belgique, Bretagne et Normandie », explique François, du collectif composé de quatre membres, bricoleurs et diplômés d’écoles d’art.
« On revendique le fait main »

Tout a commencé avec l’envie de ne pas avoir le même vélo que tout le monde. « On s’est occupé de nos bicyclettes, puis de ceux des potes, avant d’élargir. » Customiser, c’est tout un travail sur le visuel, l’illustration, la couleur, les finitions… « On donne aussi un nom au vélo, on apporte notre univers. »

Un univers proche de la musique, et plus spécialement du rock’n roll, mais aussi du tatouage, du vintage. « Et toujours, on revendique le fait main. »
Trois semaines de résidence

Pour la première fois, le collectif expose seul, grâce à une carte blanche offerte par la galerie DMA. Après trois semaines de résidence, le collectif a reproduit un esprit atelier pour montrer toute la palette de ses réalisations qui s’est étendue à la pyrogravure, la sérigraphie.

Trois cadres de vélo, sont exposés, clins d’oeil à la scène musicale rennaise, Niagara, Ludwig Von 88 et Étienne Daho, « détournés à notre sauce » et intitulés C’est la mort à la plage, Vas-y Louison, Week-end au rhum, « avec possibilité de voir à l’infini, les clips des morceaux. » À découvrir également deux cyclos revus et corrigés : une 103 Arizona Peugeot des années 1980, et une plus récente des années 1992, rouillée à l’acide.

Présenté aussi, le travail de pyrogravure réalisé sur un tableau en bois monumental, avec l’inscription « Brûler plutôt que rouiller », référence à Neil Young, mais aussi sur les mains d’étude, en bois, qui semblent tatouées, sur lesquelles sont gravées des expressions qui utilisent le mot main, « jeu de main, jeu de vilain », « la main dans le sac »…

Tout au long de l’exposition, il sera aussi possible d’acheter un tee-shirt sérigraphié ou une affiche sérigraphiée réalisée par l’illustrateur Sébastien Plassard qui a créé le visuel de l’atelier Vandale.

Agnès LE MORVAN.