LAISSE BETON, une exposition de POCH et ROCK 14/10>23/12

Rendez-vous au lancement de l’exposition Laisse Béton, une exposition de Poch et Rock.


Le vernissage de l’exposition Laisse Béton se déroulera à DMA galerie, 23 rue de Châteaudun à Rennes, le jeudi 13 octobre 2011 à 18h30.


L’exposition sera ouverte à tous, du 14 octobre au 23 décembre 2011, du lundi au vendredi de 10h à 12h
et de 14h à 18h.

Laisse Béton

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Rendez-vous au lancement de l’exposition Laisse Béton, une exposition de Poch et Rock.

Le vernissage de l’exposition Laisse Béton se déroulera à DMA galerie, 23 rue de Châteaudun à Rennes, le jeudi 13 octobre 2011 à 18h30.

L’exposition sera ouverte à tous, du 14 octobre au 23 décembre 2011, du lundi au vendredi de 10h à 12h
et de 14h à 18h.

Poch et Rock traitent, dans leur exposition, de leur jeunesse, des figures et stéréotypes marquants de leur environnement à cette époque : la banlieue, sur laquelle Ils jettent un oeil amusé et irrévérencieux. Le sujet de leur exposition ne concerne donc pas directement les revendications socio-culturelles de la banlieue. Rock et Poch n’y habitent plus depuis quinze ans et ne trouvent pas légitime de se poser en représentants de celle-ci.

Cependant, ces questions ne leur sont pas indifférentes, pas plus qu’à Dma. Les banlieues occupent aujourd’hui une place importante dans les médias. Elles sont associées dans l’opinion aux problématiques sociales (chômage, insécurité) et paraissent un laboratoire des échecs de notre société. En même temps, les banlieues symbolisent le monde moderne, la jeunesse, l’homme universel, comme le consommateur ordinaire. Le banlieusard est le modèle et la cible de la société de consommation, parallèlement à la clientèle fortunée. La banlieue représente également une exception culturelle post-moderne, alternative à la culture académique classique. La culture des banlieues reflète son identité ambigüe : territoire rude, voire violent, mais espace dynamique porteur d’avenir et de revendications.

Si l’on veut caractériser la culture des banlieues, on peut partir du principe qu’elle naît d’un contexte de pénurie. Les moyens matériels et financiers manquent et cela se répercute dans les matériaux et les techniques utilisés, comme dans le statut précaire des artistes. La culture des banlieues se constitue également à partir d’une éducation élémentaire, par rapport au savoir officiel et scolaire, avec des références à la culture de masse, au parler de la rue et aux préoccupations concrètes. En banlieue, on fait donc avec les moyens du bord.

La banlieue nourrit abondamment les médias mais d’une manière qui lui échappe. La banlieue est sur les plateaux télévisés pour représenter la jeunesse, la liberté de ceux qui n’ont rien à perdre, la pure puissance et la force dionysiaque. Elle fournit l’image du syncrétisme culturel et de la culture cosmopolite. La banlieue ainsi valorisée, après avoir été traînée dans la boue par les informations, inspire confiance et simule un dialogue social réussi. La banlieue elle-même reçoit cette image anxiolytique comme un signe d’apaisement et de reconnaissance.

La banlieue est donc le lieu d’une culture de réaction contre les modèles dominants. Mais cette réaction est en même temps recyclée et même caricaturée par les médias généraux.. Cependant, la banlieue trouve à s’exprimer de manière plus complexe, dans un champ plus large, à travers les rues, les événements, les revues, les galeries. Il importe alors de faire en sorte que l’essence protéiforme de cette culture puisse trouver une écoute attentive et ne se laisse pas enfermer dans les stéréotypes. Sans une compréhension fine de cette culture, les politiques culturelles institutionnelles et les politiques de la ville courent à l’échec.

La première revendication culturelle des banlieues est «d’exister» avec des codes propres (c’est d’ailleurs, rappelle Rock, la seule revendication du graffiti par exemple, exister à travers une nouvelle identité). Cette culture, Rock et Poch, la tournent en dérision, avec une certaine tendresse, plutôt que de la porter en étendard.
Ils ne prétendent pas être les porte-parole de la banlieue ni être des artistes «à message», car ils reconnaissent que ces derniers véhiculent bien souvent autant de stéréotypes que ceux qu’ils dénoncent. En particulier, ils s’intéressent dans cette exposition à une frange au fond minime de la population banlieusarde : les bandes de jeunes.

texte de Raphaël Edelman

Contact:
DMA Galerie
Jean Cica
@ : presse.dma@gmail.com
Tél: +33 (0)2 99 87 20 10
23 rue de Châteaudun
35000 RENNES
www.dmagalerie.com

Meet us at the launching exhibition of Laisse Béton, by Poch and Rock.

The private view of the exhibition Laisse Béton will take place in DMA Galerie at this address: 23 rue de Chateaudun, in Rennes on Thursday 13rd October at 18:30.


The exhibition will stay open form October 14th to December 23rd 2011, from Monday to Friday; 10:00 am – 12:00 pm / 14:00 – 18:30.

In their exhibition, Poch and Rock deal with their youth, the memorable figures and stereotypes from their environment at this time: the suburbs, on which they have an amused and politically incorrect eye. Therefore, the theme of their exhibition is not directly about the suburbs’ socio-cultural claims. Rock and Poch have not live there for fifteen years and they don’t think it is legitimate to stand as representatives of it.

Nevertheless, they don’t remain indifferent to those issues, and neither does DMA. Suburbs play a great part in the media today. They are associated, in public opinion, with social issues (unemployment, insecurity) and appear as a hotbed of our society’s failures. At the same time, suburbs symbolize the modern world, youth, and the universal man like the everyday consumer. The suburbanite is the example and the target of the consumer society in parallel to the wealthy customers. Suburbs represent as well, a cultural exception, post-modern and alternative to the classic academic culture. The suburbs’ culture reflects its ambiguous identity: a tough territory, or even violent, but also a dynamic area carrying prospects and claims.


If we would like to characterize the suburbs’ culture, we could work on the assumption that it arises in a context of shortage. The lack of material and financial means has repercussions on materials and using techniques, as on the artists’ insecure status. The suburbs’ culture is also formed by a rudimentary education, in comparison with the official and educational knowledge, with references to mass culture, to the street way of talking and to practical concerns. So, in the suburbs, we do with what we’ve got.


Suburbs abundantly feed the media but in a way they have no control on. Suburbs are present on TV sets, to represent the Youth, the Freedom of those who have nothing to lose, the pure Power and the Dionysian strength. They produce the image of a cultural syncretism and cosmopolitan culture. Such promoted are the suburbs, after being scorned by the news; they inspire confidence and arouse a successful social dialogue. Suburbs themselves acknowledge this tranquillizing image as a calming and grateful sign.


Suburbs are thus the place of a culture of reaction against mainstream models. But this reaction is at the same time reused and even caricatured by general media. Nevertheless, suburbs find a mean to express themselves in a more complex way, in a wider field, through the streets, events, magazines and galleries. It is then important to make sure that the protean essence of that culture could find a careful ear and that it won’t be caught in stereotypes. Without a sensible understanding of that culture, the institutional culture policies and the city’s policies are likely to fail.

The suburbs’ primary claim is: “existing”, with their own codes (it is by the way, reminds Rock, the only claim of the graffiti, for instance: to exist through a new identity). This culture, Rock and Poch greet it with derision, with some tenderness, rather than holding it as a flag. They don’t pretend to be spokesmen of the suburbs neither artists “with a message”, because they admit they bring as much stereotypes as those who they are denouncing. Particularly, in this exhibition they are interested in a fringe group, in fact minor in the suburban population: the band of youngsters.

Text by Raphaël Edelman (English version : Kanhlayany Kousonsanong)

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